Le berger de Frisette a une vieille Bible dans le fond de sa sacoche, il la lit souvent à haute voix à ses brebis.

C’est aussi dans la Bible que la grand-mère de Mila lui a lu ces mêmes histoires, bien connues de la petite brebis.

 Le passage où Jésus raconte la parabole du mouton égaré et retrouvé, se trouve dans le livre de Matthieu, au chapitre 18, aux versets 12 et 13 :

 12 « Qu'en pensez-vous ? Si un homme a 100 brebis et que l'une d'elles se perde, ne laissera-t-il pas les 99 autres dans la montagne, pour aller à la recherche de celle qui s'est perdue ?

13 Et s'il réussit à la retrouver, vraiment, je vous l’assure, cette brebis lui causera plus de joie que des 99 autres qui ne s’étaient pas égarées. »

 

Mais tu peux aussi trouver cet épisode raconté par Luc dans son livre, au chapitre 15, aux versets 3 à 7. 

Dans ce dernier verset, Luc te donne une clef intéressante pour bien décoder le sens de cette histoire racontée par Jésus

  Le passage qui raconte l’histoire de David, l’enfant berger qui devint roi, est tirée d’un livre de la Bible beaucoup plus ancien.

Tu la trouveras dans le premier livre de Samuel, au chapitre 17

Tu connais surement cette histoire, un tout jeune berger aux cheveux roux, qui a vaincu Goliath, le champion de l’armée des Philistins, un géant de près de 3 mètres, avec seulement sa fronde et une pierre !

Et bien cette fronde faisait partie de l’équipement de berger de David :

 

Le verset 40 nous dit que : « Il prit son bâton en main et choisit, dans le torrent, cinq cailloux bien lisses qu’il mit dans le sac de berger qui lui servait de besace et, sa fronde à la main, il s’avança vers le Philistin. »

 

Les historiens et les archéologues nous décrivent l’équipement des bergers du peuple d’Israël, et il est très semblable à celui des bergers d’aujourd’hui :

 

Un sac de berger pour mettre son repas (du fromage, du pain, des fruits secs), un vêtement pour se protéger du soleil ou du froid, une flûte pour se divertir et apaiser ses brebis, un bâton pour l’aider à marcher en terrain difficile, et parfois un autre, une sorte de gourdin, pour se défendre contre les animaux sauvages, et aussi une fronde !

 

 Et si David savait si bien s’en servir, c’est que cette fronde ne lui servait pas seulement à se défendre :

 

Il l’utilisait aussi pour rappeler à l’ordre ses brebis !

Les bergers de la Bible n’utilisaient que très peu les chiens auprès de leurs troupeaux (surtout pour prévenir des dangers et mettre en fuite des prédateurs), en tous cas pas pour conduire les brebis.

C’est bien plus tard, il y a environ 300 ans en Europe, que l’on a commencé à utiliser les chiens pour conduire les troupeaux.

 

Les brebis de David le suivaient et connaissaient bien sa voix et ses appels.

Mais si l’une d’elle s’éloignait de trop ou allait grignoter les cultures dans le champ du voisin, alors le berger utilisait sa fronde pour décocher une pierre juste à côté de la brebis récalcitrante pour la faire bouger et reprendre sa place dans le groupe.

 

De nos jours encore, de la Méditerranée à la Chine, les bergers jettent des cailloux en guise d’avertissement aux brebis et même aux vaches, lorsqu’ils gardent sans chien de conduite…

 

 Le passage où Jésus raconte la parabole du bon berger qui est la « porte des brebis »se trouve dans le livre de Jean, au chapitre 10 :

 

1 « Vraiment, je vous l’assure : si quelqu’un n’entre pas par la porte dans l’enclos où l’on parque les brebis, mais qu’il escalade le mur à un autre endroit, c’est un voleur et un brigand.

2 Celui qui entre par la porte est, lui, le berger des brebis.

3 Le gardien de l’enclos lui ouvre, les brebis écoutent sa voix. Il appelle par leur nom celles qui lui appartiennent, et il les fait sortir de l’enclos.

4 Quand il a conduit au dehors toutes celles qui sont à lui, il marche à leur tête et les brebis le suivent, parce que sa voix leur est familière.

5 Jamais, elles ne suivront un étranger ; au contraire, elles fuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers.

6 Jésus leur raconta cette parabole, mais ils ne comprirent pas ce qu’il voulait leur dire.

7 Alors il reprit :

Vraiment, je vous l’assure : je suis la porte par où passent les brebis.

8 Tous ceux qui sont venus avant moi étaient des voleurs et des brigands. Mais les brebis ne les ont pas écoutés.

9 C’est moi qui suis la porte. Celui qui entre par moi sera sauvé : il pourra aller et venir librement, il trouvera de quoi se nourrir.

10 Le voleur vient seulement pour voler, pour tuer et pour détruire. Moi, je suis venu afin que les hommes aient la vie, une vie abondante.

11 Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis.

 

C’est intéressant de savoir à quel point les brebis étaient importantes dans la vie quotidienne des gens qui vivaient à l’époque de Jésus, pourquoi et comment ils protégeaient leur troupeau dans l’enclos le soir :

Ainsi on peut mieux comprendre le sens de ses paroles et combien il nous aime…